Art de Lhomé

  • Le canapé

    Le silence est entré, il s’est assis dans le salon
    Il ne parle pas, mais il me regarde fixement
    Et quand il fait ça, il appuie là ou ça fait mal,
    Faudrait que je me batte, mais moi j’ai plus l’moral
    Depuis une semaine mes jours ne se lèvent plus
    Ils restent allongés à pleurer dans les bras de la nuit
    Et la pluie sur ton corps sans vie….
    Je revois la scène qui a changé ma vie
    Plus rien n’a de sens, ni les objets, ni les espaces
    Quand il ne reste plus, ceux qu’on aime au centre
    Plus rien n’a de sens depuis mardi dernier
    Une vie s’est éteinte, mais L’amour lui continue
    Assis dans le désert de mon canapé
    J’avais tellement mal que je me suis assoupi
    Et j’ai rêvé que ton ombre sur le mur
    Se lève, sereine et vienne m’embrasser x 2
    Le silence est reparti me laissant seul dans l’appartement
    Et les murs se referment sur une part de nous
    Plus j’avance et plus j’ai l’impression que mes pas s’enfoncent
    Dans la neige épaisse de longues nuits blanches
    J’arrive plus à vivre sans toi, j’entasse dans ma poche
    Les regrets, les reproches et la culpabilité
    De n’avoir pas su profiter de chaque instant laissé à nos vies enlacées
    Et je caresse du doigt cette photo de toi
    Je te revois sourire mais je n’entends plus ta voix
    Et je me couche comme un animal blessé
    A chaque fois que je respire, j’écarte la plaie,
    Alors je saigne des soupirs,
    mes soupirs s’transforment en cris
    Mes cris appellent mes pleurs
    mais mes pleurs retiennent leurs larmes
    Car ce qui coule le long de mes jours
    Sont mes doutes et mes peines
    Car ce qui coule le long de mes joues
    ce sont des gouttes de je t’aime, «je t’aime pour toujours»
    Assis dans le désert de mon canapé
    J’avais tellement mal que je me suis assoupi
    Et j’ai rêvé que ton ombre sur le mur
    Se lève, sereine et vienne m’embrasser x2
    Le deuil est une corde où l’on se pend à rebours
    Le coeur un sablier qui ne tient plus debout
    Est-ce qu’on retrouve un jour ceux qu’on a aimé ?
    Est ce qu’on les retrouve de l’autre côté ?
    Assis dans le désert de mon canapé
    J’avais tellement mal, tellement tellement mal
    Que j’ai rêvé que ton ombre sur le mur
    Se lève, sereine et vienne m’embrasser x2